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DefinITion, spécialisée dans la formation et le conseil en e-business, s’attaque aux cours de langues et d’informatique à distance, durant lesquels le professeur donne un véritable cours particulier devant une caméra.
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Olivier de Wasseige a fait une bonne affaire en rachetant, en septembre dernier, les activités d'une société bruxelloise en difficulté, Visiocom Benelux. Cette dernière, specialisée dans les cours à distance par ordinateur (PC avec une petite caméra), disposait d'une clientèle regulière comme Eurocontrol, la Banque nationale de Belgique et Pfizer. voila qui va donner une nouvelle dimension à DefinITion, petite société qu'il a fondée en 1999 et qui, malgré son nom, n'a rien a voir avec le groupe Deficom de Daniel Weekers.
L'entrepreneur était auparavant responsable du bureau ouvert a Namur par IBM afin de fournir des services en Wallonie. Auparavant, il avait travaillé chez Cap Gemini, un grand du service informatique. A la fin des années 1990, c'etait le temps des start-up, et Olivier de Wasseige cherchait a voler de ses propres ailes. Son idee: assurer de la formation et du conseil en e-business.
Il a pu réunir le capital de l'entreprise, € 161.131, en sollicitant un investisseur public, Namur Invest, et Dinec International (Braine-l'Alleud). Située dans le parc Crealys (Gembloux), DefinITion occupe 14 personnes. Elle profite indirectement des aides publiques de la Région wallonne aux PME en faveur de l' e-business. "Les premieres années étaient difficiles, les entreprises ont eu besoin d'un temps de reflexion, explique Olivier de Wasseige . Elles sont désormais vraiment intéressées par l' e-business." Des sociétés dans des domaines comme le matériel de chauffage commandent des extranets pour leurs relations avec la clientèle. L'entreprise fait même du développement, et a étendu son activité à l’e-gouvernement.
Cours animes sur ecran
Avec un chiffre d'affaires 2003 de € 500.000 (avant consolidation de Visiocom), DefinITion est rentable. Elle connaît un développement sur deux créneaux : une filiale, Deficall, a été créée pour foumir un service très spécifique de communication électronique. Ainsi, une commune qui souhaite communiquer avec ses citoyens selon divers canaux (SMS pour les uns, fax ou e-mail pour les autres ), peut s'adresser à Deficall, qui dispose d'un système informatique pour "router" un message unique vers des systèmes différents.
Second créneau : la formatIon à distance, avec la reprise de l'activité de Visiocom Benelux. Le client prend rendez-vous avec son professeur et reçoit le cours sur son PC. C' est très vivant: à l'écran, il voit l'image animée de l'enseignant, captée par une petite caméra, et il peut partager un document servant de base a la formation. «La formule évite les déplacements et conserve la même interactivité qu'un cours normal.»
Cette activité étant centrée sur Bruxelles, Olivier de Wasseige a pris en location des locaux dans le centre m-Brussels, a Schaerbeek, moins coûteux que ceux utilisés avenue Louise par l'ancienne société. Cette nouvelle activité apporte un chiffre d'affaires régulier, qui compense les à-coups du conseil en e-business. C'est également une base vers de nouveaux développements. Olivier de Wasseige aimerait étendre le contenu de la formation. Limité a l'apprentissage des langues et à l'informatique, il pourrait se diversifier vers des formations comportementales, comme l'entretien téléphonique, eventuellement avec des partenaires disposant du contenu.
"Nous pourrions viser de nouveaux marchés, comme les professions libérales, où il est embarrassant d'envoyer un( e) secrétaire en formation pendant plusieurs jours. Une formation à distance, quelques heures par semaine, realisée au bureau, s'adapterait mieux aux contraintes de travail d'un cabinet d'avocat, par exemple." Avec cette nouvelle activité, l'entreprise espère doubler son chiffre d'affaires.
TRENDS TENDANCES – 9 décembre 2004 - ROBERT VAN APELDOORN
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